Livebox 4 : faut-il craquer pour la nouvelle box Internet d’Orange ?

En mars dernier, Orange présentait sa nouvelle box Internet : la Livebox 4.  Cette nouvelle Livebox débarque avec un CV bien rempli : Ultra HD (4K), Wi-Fi amélioré, son Dolby Atmos, nouvelles applications et modem 4G.

Exit le design vieillot et asymétrique de la Livebox (3) Play. Il n’y aura plus besoin de supporter les formes disgracieuses du décodeur TV et de son modem deux fois plus petit mais tout aussi vilain. La nouvelle Livebox a autant gagné en goût qu’elle a perdu en encombrement.

Les deux nouveaux boîtiers arborent un design similaire, plutôt compact. Sobres, ils proposent chacun un écran mais contrairement à la Livebox Play, l’écran du décodeur de la nouvelle box affiche des informations utiles. On peut y retrouver en quelques appuis sur un bouton, le nom du réseau Wi-Fi et la clé pour y accéder mais aussi l’espace de stockage disponible ou encore l’état des lignes téléphoniques et Internet.

La télécommande était l’un des points noirs de la précédente Box d’Orange et l’opérateur a mis un point d’honneur à la corriger. La nouvelle télécommande fait l’impasse sur le joystick fragile et imprécis pour un pad directionnel plus simple mais aussi plus efficace. A une exception près, on y retrouve la même quinzaine de boutons mais le clavier au dos a disparu ce qui donne une télécommande bien plus fine et plus légère, en somme plus agréable à utiliser. Enfin, la nouvelle télécommande intègre la technologie Bluetooth 4.0 ce qui donne deux avantages :
– une meilleure autonomie (de 2 à 3 ans avant de changer la pile)
– plus besoin de pointer vers la Box pour utiliser la télécommande

Lors de la présentation de la Livebox 4 en mars dernier, Stéphane Richard, le PDG d’Orange, avait mis l’accent sur la puissance de la nouvelle box. On savait depuis qu’un processeur double-cœur, Broadcom 7252 (le même que la Freebox mini 4K), allait l ‘équiper et qu’il aurait la lourde tâche de gérer la 4K. Ce qu’on ne savait pas, en revanche, c’est quel impact il aurait sur le reste de la Box et sur les actions plus basiques.

Le résultat est plutôt intéressant puisqu’on constate un gain de performance évident sur tous les aspects de l’utilisation : moins de latence lors du passage d’une chaine à l’autre, pas de ralentissement non plus lorsqu’on change de service dans les menus. Le chargement des applications est également plus rapide, notamment Deezer dans la partie musique.

Mais là ou le gain de performance est le plus notable, c’est sur l’accès aux périphériques externes, lorsqu’on branche une clé USB ou un disque dur externe sur la Livebox et qu’on veut y lire une vidéo ou une photo. En définitive, il est difficile de dire si la Livebox 4 est trois fois plus puissante que sa prédécesseur, comme l’affirmait Stéphane Richard, mais ce qui est certain c’est que le gain de performances est réel et appréciable.

Orange a pour habitude d’entourer ses box d’un écosystème d’applications plus ou moins utiles. La nouvelle Livebox ne déroge pas à la règle et va même un cran plus loin avec l’application « Ma Livebox ». L’application fonctionne comme un panneau de contrôle du réseau domestique. Celle-ci permet de gérer non seulement les paramètres de son réseau mais aussi les accès des terminaux qui y sont connectés. Il est ainsi possible de restreindre le Wi-Fi sur un ordinateur, un smartphone ou une tablette aux heures et aux jours de son choix : pratique pour les parents. L’application propose aussi de résoudre les pannes simples sur les services TV, Internet ou téléphone. Enfin, c’est également le moyen le plus simple de changer le nom et le mot de passe de son réseau Wi-Fi.
Parmi les applications compatibles avec la nouvelle Livebox, il y a « Mon réseau ». Celle-ci permet d’effectuer très rapidement des tests de débit pour vérifier, par exemple, la connexion Wi-Fi de toutes les pièces de la maison. Enfin, les abonnés Orange retrouverons les habituels « Cloud Orange » et « TV d’Orange » qui n’ont pas connu d’évolution majeure mais qui s’intègrent parfaitement à l’offre Livebox.

La nouvelle Livebox n’arrive pas seule. Elle est accompagnée de deux accessoires en option. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils changent l’expérience classique de la box de salon.

Le disque dur : De 500 Go à 1 To en fonction de l’offre choisie, le disque dur vient se loger directement sur le côté du boitier Livebox 4. Son but : offrir un espace de stockage conséquent à l’ensemble des utilisateurs de la Box. Concrètement, il est possible de compartimenter le disque en dix espaces dont un commun et de les attribuer à chaque membre de la famille. L’intérêt, c’est qu’on accède à son espace de stockage depuis n’importe où, via le Cloud d’Orange et son application dédiée.

Sur Mac ou PC, une procédure un peu laborieuse, permet également de se créer une passerelle entre son ordinateur et le disque dur de la Box. Une fois le temps d’adaptation écoulé, il est très simple de sauvegarder ses données et même de partager ses documents via le disque dur de la Livebox.

L’Airbox 4G : fabriqué par Huawei pour Orange ce petit modem 4G accompagne la nouvelle Livebox. Il peut être emporté partout (en gardant tous ses éléments de connexion) et offre ainsi un réseau d’appoint sur tout le territoire couvert par Orange. L’Airport permet de connecter jusqu’à 10 équipements simultanément. A l’heure de l’écriture de ces lignes nous n’avons pas pu tester complètement cet accessoire. Aussi, cette partie du test sera mise à jour lorsque nous aurons un aperçu complet des performances de l’Airbox 4G.

L’interface Polaris ne change pas avec la nouvelle Livebox
La nouvelle Livebox a évolué sur bien des points mais il en est un sur lequel elle n’a pas bougé d’un poil : l’interface. C’est l’interface Polaris datant de 2014 qui reprend du service sur le décodeur TV. Les utilisateurs de la précédente version retrouveront les habituelles « tuiles », le classement par services, et c’est… bien dommage. C’est une occasion manquée de changer un dispositif vieillissant et qui a toujours manqué de clarté. C’est d’autant plus préjudiciable que celle-ci n’est pas personnalisable et il faut donc composer avec pléthore de menus dont une bonne partie ne sert quasiment jamais.

Il y a des fonctionnalités plus impressionnantes qu’utiles. Impressionnantes dans le sens où elles constituent soit une prouesse technique soit une valeur ajoutée par rapport à la concurrence. Peu utiles dans la mesure où ce type de fonctionnalité est souvent limité à quelques usages et dépend de l’équipement de l’utilisateur. C’est le cas de la partie « Home Cinema » de la nouvelle Livebox. En effet celle-ci est compatible avec des technologies relativement jeunes et peu répandues en France : l’Ultra HD en est l’exemple le plus significatif. Aujourd’hui l’offre en contenu 4K est encore très limitée : quelques films et séries sur Netflix, et dans un mois une dizaine de matches de l’Euro 2016. En attendant le développement de l’offre Ultra HD, Orange s’assure déjà de tenir la comparaison face aux autres box compatibles 4K que sont la Zive de SFR et la Freebox mini 4K.

Il en va de même pour le HDR et le Dolby Atmos qui nécessitent des équipements spécifiques (une TV compatible HDR dans le premier cas, et un ampli et des enceintes compatibles dans le second). Bien que ces fonctionnalités soient limitées à un faible nombre d’utilisateurs, il faut garder en tête que la durée d’une vie d’une Box est de 5 ans en moyenne. En dotant sa box de l’UHD ou du Dolby Atmos, Orange prépare donc les années à venir.

3 Gb/s : SFR teste du câble plus rapide que la fibre :

Qui l’eût cru ? Le câble prend l’ascendant sur la fibre. Du moins en partie. La maison mère de SFR teste effectivement des accès à internet par câble offrant plus de 3 Gigabit/Seconde au client.

Alors que SFR vient de porter son réseau câblé à 1 Gb/s, égalant ainsi la fibre en débit descendant, sa maison mère prépare l’étape suivante.

Le groupe Altice et l’équipementier réseau Cisco ont diffusé un communiqué de presse dans lequel ils revendiquent un record de vitesse en matière de câble. Ils atteignent effectivement plus de 3 Gb/s par client en conditions réelles.

Parallèlement à la commercialisation de l’internet Gigabit, Altice expérimente chez SFR la dernière norme DOCSIS 3.1. Il déploie pour ce faire de nouveaux routeurs Cisco, avec lesquels il repousse les limites de ce que SFR appelait jusqu’à récemment la fibre à terminaison coaxiale. Sur des câbles coaxiaux existants, il atteint donc un peu plus de 3 Gb/s par client, et un peu plus de 7 Gb/s par segment. Un segment est un lot de clients qui se partagent un même accès.

Le DOCSIS 3.1 rehausse donc les débits maximaux. Mais pour les atteindre, il faut consacrer la totalité de la bande passante à la connexion à internet, au détriment des canaux jusqu’alors réservés à la télévision.

Il faut donc passer à l’IPTV, comme en xDSL ou en FTTH, et renoncer aux avantages de la TV par câble, tels que le meilleur temps de zapping ou la possibilité de recevoir une multitude de chaînes simultanément.

Surtout, cette nouvelle norme ne résout pas la problématique de l’asymétrie des débits. Le débit montant, communément appelé upload, restera loin derrière celui du FTTH. Rappelons qu’à ce jour le câble à 1 Gb/s plafonne à 40 Mb/s en émission, et qu’il est à ce titre 5 à 6 fois plus lent que la fibre.

Le développement d’usages et de services tels que le partage de photo et de vidéo ou la sauvegarde en ligne requièrent pourtant un débit montant élevé. C’est même pour cette raison que le régulateur des télécoms a interdit à SFR de présenter son câble comme de la fibre.

Accès à Internet : vers une hausse des prix ? Pas forcément :

Difficile à l’heure actuelle de trouver autre chose que des offres Triple play intégrant télévision, téléphonie et Internet chez les grands opérateurs, des services souvent facturés plein pot qui permettent aux FAI ( Fournisseur d’Accès Internet ) de maintenir un prix d’entrée relativement élevé malgré l’amortissement des investissements initiaux.
Et les choses devraient continuer dans ce sens à en croire les déclarations de Stéphane Richard à l’occasion de l’arrivée prochaine de la nouvelle Livebox dont les tarifs sont de nouveau révisés à la hausse.

Pourtant, il existe certaines astuces pour bénéficier d’une connexion à Internet à petit prix ou à tarif réduit. Certains sites se sont ainsi spécialisés dans ces bons plans et combines permettant de disposer d’un accès à internet pas cher avec au menu une comparaison des offres, l’option des clés internet, les hotspots publics ( WiFi publique )  et des FAI, le partage de connexion mobile, l’utilisation des associations, l’internet social ou encore l’internet à l’étranger.

Outre les offres débutant à 15€ chez certains grands FAI comme SFR, une des astuces les plus répandues est ainsi de se renseigner pour disposer d’une connexion sans location de modem et en investissant dans son propre matériel.

En marge des hotspots publics et de ceux des FAI, il existe également des abonnements sociaux réservés à certains bénéficiaires. Certains réseaux WiFi publics sont également accessibles gratuitement car financés par la publicité, c’est notamment le cas dans le métro de Paris.

En misant sur le bon forfait de téléphone, on peut également réaliser des économies et disposer d’un accès à Internet à moindres frais, grâce au partage de connexion. C’est le cas par exemple de l’abonnement de Free Mobile à 19,99 euros qui permet d’accéder à Internet en 4G dans la limite de 50 Go de téléchargement.

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